Apprendre à son chiot à être propre

Par: Maryline GROUSSON Dans: Le monde du chien Sur: Commentaire: 0 Frappé: 95

Apprendre la propreté au chiot

En général l’apprentissage de la propreté est une pré­occupation importante chez les maîtres. La peur de ne pas y arriver, de devoir éponger et nettoyer durant toute la vie du chien est une appréhension normale. 

Apprendre la propreté au chiot

En général l’apprentissage de la propreté est une pré­occupation importante chez les maîtres. La peur de ne pas y arriver, de devoir éponger et nettoyer durant toute la vie du chien est une appréhension normale. Mais pas d'inquiétude, il suffit de bien connaître la raison pour laquelle votre chiot fait ses besoins à l'intérieur pour arriver rapidement à un résultat !

I.      D’abord, faisons connaissance de votre chiot :

Lorsque l’on veut éduquer son chien, mieux vaut le com­prendre avant de se lancer à l’aveugle. Comprendre le compor­tement normal d’un chien est un grand pas pour réussir son éducation. Cela évite de commettre des erreurs, de pouvoir ré­agir en respect avec la nature propre de son animal et de veiller à son bien-être.

1 - La morphologie du chien :

Le système urinaire du chien fonctionne globalement comme celui de l’homme. Un chien produit en temps normal 20 à 30 ml d’urine par kilo et par jour. Et les mâles ont des mictions plus fré­quentes que les femelles.  Les 2 reins jouent un rôle fondamental dans le système urinaire du chien. Ce sont eux, en effet, qui assurent la filtration du sang grâce à 1 des milliers de néphrons, la ré­gulation de la teneur en eau et minéraux de l’organisme et, bien sûr, l’évacuation des déchets métaboliques sous la forme d’urine. Stockée dans le bassinet, celle-ci passe dans la vessie via l’uretère. Le système nerveux du chien commande la miction qui se fait, elle, par le biais de l’urètre. Le chien a, en outre, la capacité de retenir son urine avec ses sphincters.

2 - Le système digestif du chien :

Le système digestif permet chez le chien, comme chez l’être humain, de transformer les aliments ingérés en élé­ments que notre corps pourra utiliser pour fonctionner et se renouveler. Pour faire simple, il est donc composé de l’appareil digestif (cavité buccale, pharynx, œsophage, estomac, de l’intestin grêle constitué du duodénum, du jéjunum, iléon, gros intestin constitué du cæcum, du rec­tum, du côlon et de l’anus), et d’organes qui jouent un rôle essentiel dans la digestion notamment : le foie et le pancréas.

Le temps de digestion est différent entre les humains et les chiens. Les aliments vont rester plus longtemps dans l’estomac (entre 4 et 10 h) qui va remplir un rôle de ré­servoir, avant de passer rapidement vers l’intestin grêle (45 min à 1 h) pour finir dans le côlon.  

Un chien adulte doit en moyenne sortir entre 3 à 5 fois par jour. Mais les chiots ont besoin d’uriner bien plus souvent. Un jeune chiot ne peut pas rester 8 heures par jour en se retenant de faire ses besoins ! A 8 semaines, il élimine dans la journée environ toutes les 2 heures, et toutes les 4 heures pendant la nuit. La durée de rétention dépend de ce qu’il mange et boit, du nombre de repas par jour mais surtout de la taille de son sphincter. L’âge de votre chien est une donnée à prendre en compte.

II.       L’apprentissage de la propreté du chien

Les mauvaises habitudes dans ce domaine s’avèrent très difficiles à perdre et la rééducation d’un chien sale est délicate. Cet apprentissage conditionne souvent tous les autres. Car, si le maître échoue, il se sentira incapable d’élever un chien ou considérera que son chien ne com­prend rien. Les relations maître-chien se dégradent alors et deviennent peu propices à une éducation facile et heu­reuse. Il ne fait pas perdre patience dans l’éducation de la propreté car il y a rarement de chien idiot : c’est simple­ment que vous n’avez pas trouver le moyen de communi­quer convenablement avec lui. 

Sur le plan anatomique, le contrôle des sphincters (les muscles qui permettent de « se retenir ») n’est pas com­plet avant 4 mois. Le chiot comprend assez rapidement entre 2 à 3 mois qu’il faut faire ses besoins en dehors de l’endroit où il dort : il doit cela à sa mère, qui l’écarte du « nid » pour qu’il fasse ses besoins. Ainsi, si la maman est propre, le chiot sera propre lui aussi. Cependant, le rôle de l’éleveur aura aussi son impact, en veillant parti­culièrement à nettoyer quotidiennement et plusieurs fois par jour la zone de couchage du chiot.

S’il n’a pas acquis la propreté très tôt et dans le premier mois de vie, il est plus dur pour lui d’assimiler que désor­mais il doit faire hors de la maison.

Idéalement, IL DOIT AVOIR ACCES A UNE ZONE POPO ! près d’un accès afin de comprendre que c’est à l’extérieur qui doit faire ses besoins. Dans un premier temps, il peut faire à la maison, mais à un endroit précis sur un tapis spécifique, une caisse avec de la terre et de l’herbe, puis il faut le sortir le plus rapidement pos­sible !

Une éducation est donc nécessaire pour lui ap­prendre à respecter des règles pour faire ses besoins afin de respec­ter le savoir-vivre ensemble.

Sortez le régulièrement pour cet apprentissage à la pro­preté. Il y a des périodes plus propices que d’autres :

·      après avoir manger

·      après avoir dormi

Quand un chien mange, il remet son transit en route et il est tout à fait normal qu’il ait besoin de faire ses besoins. De même, après avoir dormi, le chien aura certainement la vessie pleine, il aura envie de faire pipi. C’est ce que l’on appelle des besoins naturels que l’on ne peut pas né­gliger dans l’apprentissage de la propreté.

Dans la journée, votre chien se désaltérera et fera des ac­tivités. Tout ceci entraînera aussi des envies de faire ses besoins naturels. Ainsi, on remarquera que les chiens font plusieurs fois par jour des besoins et des pipis. Si vous habitez en appartement, vous devrez donc prendre les précautions nécessaires pour que votre chien puisse éli­miner dehors afin qu’il ne stresse pas inutilement.

Les oublis médicaux :

Il peut arriver, tout comme pour vous, votre chien ait un problème de santé comme la gastro ou une infection uri­naire. Il faudra le sortir plus souvent afin qu’il ne stresse pas et tant pis pour quelques oublis !

Tout rentrera dans l’ordre dès que ce souci de santé sera réglé.

Tolérer les petits accidents :

Sachez néanmoins qu’il existe pendant un certain temps des « accidents », même chez un animal qui est devenu propre. Il est normal que le chiot qui découvre un nouvel environnement doive s’y adapter. Vous devez lui ap­prendre ce qu’il a le droit de faire et ce que vous souhai­tez, notamment au niveau des besoins. Soyez donc tolé­rant pendant le temps d’adaptation.

Ne les acceptez pas, mais tolérez-les !

De même, pardonnez les petits oublis dus à l’émotion. Tant que le chien ne s’est pas approprié son environnement de vie, il aura du mal à mettre en place les règles de vie que vous lui fixiez.

Les punitions sont à bannir formellement dans l’appren­tissage de la propreté. L’apprentissage de la propreté est l’exemple même d’une éducation positive à base de ré­compenses. Les récompenses peuvent se faire oralement en félicitant votre chiot et en montrant que vous êtes content qu’il ait fait ses besoins dehors. Vous pouvez aus­si lui faire un gros câlin, jouer après qu’il ait fait. Tout ceci est des récompenses naturelles.

Il est utile de le rappeler, car certains maîtres ne sup­portent pas de « laisser passer » les petits pipis par terre.

Bien souvent, c’est le maître qui est responsable de n’avoir pas su être présent pour le sortir alors que le chiot en fait la demande : vous devez donc reconnaître les signes : le chiot pleure, renifle le sol, va vers la porte ou accès, tourne en rond, bref essaye de vous dire qu’il est temps de le sortir. Donc, ne le grondez pas si c’est vous qui n’avez pas eu le réflexe ou le temps de réagir à sa de­mande.

Nettoyer hors ou pas en sa présence ?

Le nettoyage des « besoins » devant l’animal est une question importante et récurrente. Depuis des années, il est préconisé de nettoyer en dehors de la présence de l’animal. Comme si les oublis disparaissaient par le Saint-Esprit !

Cepen­dant, dans la nature propre du chien, c’est une in­compréhension totale et qui risque d’allonger le temps d’appren­tissage. Il faut comprendre que quand un chiot naît et fait ses besoins, la maman n’attend pas que le chiot soit hors de sa vue pour nettoyer le nid. La maman souhaite ap­prendre à son chiot que les besoins se font de­hors et que le nid doit rester propre. Elle ne les met pas dehors pour faire le ménage. Quand les chiots arrivent à se dé­placer, elle les entraîne dehors naturellement pour l’apprentiss­age de la propreté.

L’éleveur, qui respecte la nature propre de ses chiens et chiots, veille à nettoyer et désinfecter plusieurs fois par jour la nursery. Certes, il les met à l’écart pour nettoyer et désinfecter en profondeur la nursery mais il invite les chiots à faire dehors. Ainsi, au plus tôt, il met en place les bons outils de l’apprentissage de propreté, au plus vite les chiots vont acquérir cette base d’éducation. Les chiots s’approprient naturellement leur espace de vie chez l’éle­veur qui n’est pas la même que chez l’adoptant. Les bases sont là pour que l’adoptant est moins de mal à poursuivre cette éducation dans ce nouvel environne­ment.

L’odeur de propreté est importante dans l’apprentissage. Si les chiots vivent constamment dans l’odeur du pipi et des excréments, ils n’apprendront pas à vivre dans une ambiance dégageant une odeur de propreté et agréable. C’est à l’odo­rat qu’il se dirige vers les mamelles de sa mère… Entre le 2e et le 4e jour, un rayon lumineux bra­qué sur ses yeux provoque pourtant déjà un réflexe de contraction des pau­pières. Un chiot nouveau-né ouvre en général les pau­pières entre le 10e et le 16e jour. Les yeux pa­raissent bleutés et la vision du chiot est encore très ap­proximative : le nerf optique et la rétine ne sont pas en­core com­plètement opérationnels. Il faut entendre envi­ron 35 jours pour qu’un chiot acquière une vision aussi bonne que celle d’un chien adulte. C’est donc le sens de l’odorat ul­tra développé qui prédomine chez le chiot.

Ainsi l’odorat est le premier palier pour détecter son environnement.

III.        Apprendre à faire ses besoins dehors

A.  Les règles de base :

À chaque nouvel environnement, il faut un temps d’adap­tation. Le maître aura pris soin de réfléchir en amont pour le chien du nouvel environnement comme étant son terri­toire, sa zone de vie. Il est important de déterminer les différents espaces : emplacement de couchage, espace de jeux, lieu de confort, zone pour manger, rayon pour faire ses besoins quotidiens.

Bien souvent l’éleveur qui propose des chiots à la vente remet une documentation utile pour vous aider à préparer l’arrivée de votre chiot chez vous. Si l’éleveur a pris soin de mettre en place l’étape de propreté, il vous faudra peu de temps pour que le chiot apprenne chez vous que les besoins se font dehors.

1.    Choisissez un endroit

Il est important de déterminer où votre chiot peut faire ses besoins avant de le ramener à la maison. Cela permet­tra à votre chiot ou votre chien de s’habituer et de s’ap­proprier ce lieu comme ses toilettes. Le mot appropria­tion n’est pas à prendre à la légère. Tant que le chiot ne connaît pas son environnement et qu’il ne se l’est pas ap­proprié comme son environnement de vie, il aura du mal à s’adapter et à mettre en place les règles de vie que vous allez lui imposer. Il faut donc lui montrer son espace de vie dès son arrivée : par la promenade, par le jeu, par les activités diverses… Vous devez donc créer des espaces où il va manger, dormir, jouer, être en votre compagnie et seul et un espace où il va faire ses besoins quotidiens.

Cet endroit peut se trouver dans votre jardin, à côté d’une structure qui le met à l’abri du vent ou n’importe quel autre endroit dans votre jardin. Où qu’il soit, n’en chan­gez pas. Vous risquez d’embrouiller votre chien si vous changez à chaque fois d’endroit où il peut faire ses be­soins. Le chien ne doit pas être dérangé pendant qu’il fait ses besoins. Il doit s’y sentir bien. Mais cet endroit doit être propre aussi.

Pour Aider à fixer cet endroit comme toilette, je vous invite à creuser un trou et y mettre ses premières déjections dedans. Vous reboucherez le trou. Quand votre chiot a envie de faire ses besoins, vous l’y emmènerez. Comme vous avez pu le lire dans la section des sens du chien, le chiot va renifler l’endroit et va se l’approprier comme étant ses toilettes. Il fera donc ses besoins à cet endroit. A l’extérieur, le sol sera propre et vous devrez veiller à ramasser les déjections quotidiennement. Un lieu souillé est néfaste pour la santé du chien : risque de vers, de gardiose mais aussi d’inviter le chiot à manger ses propres excréments (c’est ce qu’on appelle la coprophagie). Un chien apprécie que cet espace soit « propre » pour faire ses besoins.

 

2.      Fixez les périodes de ses repas.

Un chien ne doit pas manger toute la journée contrairement au chat. Dans la section « le système digestif », vous avez pu remarquer qu’il faut entre 4 à 8 heures de digestion pour un chien. Si vous lui laissez sa nourriture à disposition, l’estomac de votre chien travaillera toute la journée et ainsi, il fera ses besoins toute la journée. Vous ne lui permettez pas de se reposer et cela va à l’encontre de son bien-être.

Un chiot mange en moyenne 3 repas par jour : matin, midi et soir. Un chiot adolescent (vers l’âge de 5 mois), mange 2 repas par jour : matin et soir et un chien adulte mange 1 repas par jour : matin ou soir. En fixant les périodes des repas de votre chiot, vous augmentez vos chances de réussite. Un chiot qui peut manger toute la journée aura plus de difficultés à devenir propre. En outre, vous vous rendrez la vie plus facile si vous le nourrissez à périodes fixes. Emmenez toujours votre chien à l’extérieur 15 à 20 minutes après qu’il a mangé.

Vous pouvez aussi mettre sa gamelle à quelques mètres du lieu de ses toilettes. Ainsi le chiot va automatiquement aller faire ses besoins à l’endroit fixé et il prendra l’habitude d’aller à cet endroit.

Si vous n’avez pas de jardin et que vous vivez en appartement, vous pouvez mettre en place de type de système si vous avez au préalable repéré un espace près de chez vous qui permettra à votre chien de faire ses besoins en toute tranquillité.

 

3.      Fixez les périodes de ses sorties s’il vit à l’inté­rieur.

Le plus important quand vous apprenez la propreté à votre chiot est d’être constant. Ainsi, votre chiot appren­dra rapidement. D’un autre côté, si vous changez réguliè­rement vos habitudes, vous allez l’embrouiller. Élaborez donc une routine prévisible et réglée pour votre chiot. La sortie d’un chiot est parfois compliquée : il y a des escaliers et divers obstacles, il tire sur la laisse, veut jouer et courir, il peut avoir peur des voitures… Lorsqu’on vit en appartement, rien n’est facile avec un chiot. Alors, il faut savoir anticiper et réagir vite. Avant chaque sortie, il est nécessaire de prendre son chiot en laisse. Une sortie sans laisse invite le chiot a lui donner une liberté dont il ne connaît pas les risques : chutes dans les escaliers, accidents divers, agressions physiques des autres chiens… C’est donc votre responsabilité de mettre en sécurité votre chiot (comme vous le ferez pour un enfant en le tenant pas la main).

Longe pour permettre à votre chien de s'éloigner tout en sécurité

Il faudra s’armer de patience et prendre du temps pour bien réussir la sortie. Idéalement, on prendra une « longe » ou idéalement à 3 points : c’est une laisse très longue qui est publicité pour faire des activités avec son chien. Jusqu’à ce que vous arriviez sur le lieu, la laisse doit être tenu à court : donc ne pas permettre à votre chien de vagabonder n’importe où. Une fois arrivée sur le lieu choisi, vous relâcherez au maximum votre laisse afin que votre chiot est la possibilité de rechercher l’endroit où il va faire ses besoins. Si l’endroit est clos et qu’il n’a pas de possibilité de se mettre en danger, vous pouvez détacher le chiot afin qu’il puisse faire ses besoins en toute liberté. N’oubliez pas de donner l’ordre « fait » « fait tes besoins » « toilettes » « fait pipi »…. et quand il a fini de le féliciter.

Quand vous repartez de cet endroit (qui ne doit pas être une zone de jeu), vous lui remettez la laisse et vous allez le promener ou vous allez dans un parc pour le récompenser par exemple. Tout doit se passer avec plaisir et votre chien doit se sentir bien. Et dites vous que du moment que vous être heureux de passer du temps ensemble, le chien appréciera ces sorties quel qu’elles soient.

Dans un autre livret de conseil « Les bases de l’éducation », je vous indiquerais les outils pour faire une promenade en toute sérénité.

4.      Sortez-le :

Ø quand il se réveille le matin et après chaque sieste. Un chiot dort beaucoup. Après chaque réveil, il est nécessaire de le sortir et de l’inviter à faire son pipi.

Ø Après chaque repas. Les chiots ont généralement be­soin de se soulager dans les 20 minutes après avoir mangé. Lors du démarrage du repas, le transit du chien se met en route. Il est tout à fait normal que le chiot ou le chien ait envie de sortir après qu’il est mangé un tiers de sa ration. Ainsi il a besoin de se soulager pendant le repas et après.

Ø Avant chaque séance de jeux : si vous sortez votre chien et que vous jouez avec lui, il oubliera qu’il a envie de jouer. Ainsi, alors que vous croyez que vous avez pris des précautions pour le sortir, vous avez mal mis en pratique sa promenade. Aussi, avant de penser au jeu, vous devez lui signifier qu’il doit faire ses petits besoins pour pouvoir jouer après. Le chiot prendra donc l’habitude de faire ses mictions avant le jeu et l’activité.

Ø Avant d’aller vous coucher le soir. Les chiots entre 8 et 14 semaines vont très probablement devoir faire leurs besoins la nuit. Soit, vous installez une caisse ou un carton avec de la terre à proximité de la porte, soit vous vous levez dans la nuit dès que vous l’entendez pleurer. Vous pouvez aussi éviter qu’il fasse ses be­soins si vous le faites manger assez tôt dans la soirée (entre 17 h et 18 h), si votre dernière sortie est tardive (entre 22 h et 23 h). Cette sortie doit être consacrée uni­quement à ses besoins de la nuit. Ne lui donnez pas de friandises-récompenses, ne lui laissez rien à man­ger pour la nuit et enlevez l’eau pour la nuit. La sortie ou la promenade doit courte et uniquement dé­dié à ses besoins. N’oubliez pas de donner l’ordre !

B.  Quand commencer l’éducation de la propreté :

1.      Phase observation et d’action :

Commencez immédiatement l’éducation à la propreté de votre chiot. Au moins vous attendrez, au plus vite, il ap­prendra que les besoins à l’intérieur ne sont pas autorisés.

Dès que vous lui avez montré son nouveau chez lui, que vous lui avez fait découvrir son environnement, vous pourrez lui donner à manger et à boire.

Puis, une fois désaltéré et rassasié et emmenez-le immé­diatement à l’endroit où il devra faire ses besoins et don­nez l’ordre « toilettes » « fais tes besoins » « ... » Choi­sissez le mot que vous allez mettre sur cet ordre et n’en changez pas.

Soyez patient et ne jouez pas avec le chiot tant qu’il n’a pas fait ses besoins.

Dès qu’il a fait : félicitez en lui disant : c’est bien, tu as fait tes BESOINS dehors. Mettez les mots sur l’ordre. C’est ainsi qu’il comprendra avec le temps que le mot « besoin » est associé à un ordre de faire son pipi et caca dehors.

Parler à son chien est très utile. Non vous n’êtes pas ridicule. Les chiens comprennent de nombreux mots et cela facilite beaucoup la communication. Vous devez faire ses échanges en regardant votre chien et lui aussi doit vous regardez pour assimiler ces mots. Donc au plus vous communiquez avec votre chien, au mieux les apprentissages seront positifs.

 

2.      Reconnaissez les signaux :

Votre chiot va probablement vite comprendre qu’il doit faire ses besoins dehors. Mais avant de savoir quand il a envie, il doit vous le faire comprendre.

Observez-le donc pour reconnaître les signaux qui in­diquent que votre chiot doit sortir. Car le premier respon­sable dans l’acquisition de la propreté c’est le maître. Il est donc inutile de le gronder s’il a montré les signaux et que vous n’avez pas réagi !

Voici quelques signaux qui doit vous alerter : il aboie, il gratte à la porte que vous utilisez pour le sortir, il s’ac­croupit, il est agité, il renifle par terre ou tourne en rond. Si vous remarquez l’un de ces comportements, particuliè­rement et que vous n’avez pas sorti votre chiot récem­ment, il est probablement temps de le sortir.

Soyez donc réactif pour que votre chiot fasse ses besoins dehors.

 

3.      Associez un ordre à ses besoins :

En plus de l’emmener à chaque fois au même endroit pour faire ses besoins, vous devriez aussi lui dire à chaque fois la même chose pour qu’il associe cet ordre à ses besoins, par exemple « Vas-y », « Dépêche-toi » ou ce que vous préférez.

L’association de l’ordre est importante dans l’éducation de propreté de votre chien. Ainsi, avant de partir en ville ou chez des amis, il suffira de demander à votre chien de se soulager avant de le mettre en voiture pour vous éviter que celui-ci fasse n’importe où. Si vous vous arrêtez en cours de voyage, vous le descendez avec la laisse et l’amenez dans une zone appropriée et vous lui demande­rez de faire ses besoins. Puis vous le félicitez et le repre­nez en laisse pour retourner à la voiture.

 

C.  Soyez constant

Utilisez cet ordre uniquement pour lui faire faire ses be­soins pendant que vous lui apprenez à être propre. Dites-le à chaque fois que vous le sortez. Cela permettra à votre chiot d’associer cet ordre à cet acte. Cela vous sera d’une grande aide lorsque vous voyagerez avec votre chien ou quand vous visiterez votre famille ou des amis, etc.

 

1.       Félicitez votre chiot dès qu’il a fini.

Pour que votre chiot associe les félicitations à cet acte, félicitez-le dès qu’il a fini et avant de rentrer.

·        Félicitez le chiot quand il a fini, ne l’interrompez pas. Certains chiots sont tellement sensibles qu’ils s’arrê­teront de faire leurs besoins si vous les félicitez trop tôt. Certains vont même penser que vous les félicitez parce qu’ils s’accroupissent. Le minutage de vos féli­citations est donc très important.

·        N’oubliez pas qu’un peu de liberté est aussi une belle récompense. Prenez le temps de jouer avec votre chiot après qu’il a fait ses besoins. Vous ne voulez pas que votre chiot pense que la séance de jeux s’ar­rête dès qu’il a fait ses besoins. Faites donc en sorte de continuer à jouer quand il a fait ses besoins, comme ça, il apprendra à se dépêcher pour pouvoir jouer en­suite. Le jeu peut être court : ayez sur vous son jouet préféré pour ce jeu. S’il vient vers vous et réclame à jouer, vous lui dites « NON, fait tes BE­SOINS ». Puis quand il a fini et comme récompense, vous lui donnez son jouet préféré.

 

2.       Apprenez-lui le bon comportement sans le gronder et sans le punir.

À chaque fois que vous sortez votre chiot à l’heure pré­vue et qu’il fait ses besoins dans les 3 à 5 minutes, félici­tez-le et laissez-le jouer dans le jardin.

S’il ne fait pas ses besoins dans les 3 à 5 minutes, remettez-le dans la maison et fermez la porte. Laissez-le dans son panier pendant 15 à 20 minutes tout en gardant un œil sur lui. Après cette période d’attente, sortez-le à nouveau. S’il fait ses besoins, il pourra jouer dans le jar­din. S’il ne fait pas ses besoins, remettez-le dans sa cou­chette.

Certains installe des cages dans la maison pour l’apprentissage de la propreté. Cette technique est à proscrire. Ce n’est pas de l’éducation naturelle et elle est punitive. Votre chien vit avec vous et non dans une cage. Il doit apprendre qu’à l’intérieur sur le carrelage ou le parquet, il est interdit de faire ses besoins. Il doit apprendre cette différence entre ce type de sol à l’intérieur et le sol de verdure de l’extérieur : Cela vous sera très utile pour les promenades en ville. Si votre chien apprend qu’il doit faire uniquement dans l’herbe, il ne fera pas non plus sur le trottoir, sur les pavés en ville… Il choisira uniquement les zones qui sont herbeuses. C’est une habitude qui s’inscrira dans le temps.

Vous pouvez lui apprendre à avoir de bonnes habitudes en le récompensant et en lui donnant un peu plus de liber­té. La récompense peut être un jouet préféré, des câlins et des caresses, le jeu et une friandise (idéalement, on don­nera une croquette qui correspond à son alimentation et évite le surpoids du chien).

 

3.       Demandez à toute la famille de participer.

Si vous vivez seul, cette étape sera très facile. Mais si vous habitez avec d’autres personnes, veillez à ce que tout le monde collabore pour rendre l’éducation à la pro­preté de votre chiot facile et rapide. Si tout le monde tra­vaille ensemble, son apprentissage sera très rapide. Tout le monde utilisera le même mot. L’intonation de la voix est importante dans l’ordre. Vous devez être ferme (avec de l’assurance) dans la voix et doux (inutile de hurler) dans l’ordre.

 

4.       Enlevez son bol d’eau en début de soirée.

À peu près 2 heures avant d’aller vous coucher, enlevez le bol d’eau de votre chiot. Ainsi, vous pouvez être sûr que sa dernière sortie avant d’aller au lit suffira pour tenir toute la nuit. La plupart des chiots dorment environ 7 heures sans devoir faire leurs besoins, donc si vous lui enlevez son bol d’eau à temps, votre chiot ne devrait pas avoir d’accident la nuit.

Si votre chiot vous réveille la nuit pour sortir, ne traînez pas dehors et faites en sorte qu’il se dépêche. Si vous al­lumez toutes les lumières ou que vous commencez à jouer avec lui, votre chiot va penser que c’est l’heure de jouer et que ça ne vous dérange pas d’être réveillé en pleine nuit pour jouer. Sortez-le rapidement et remettez-le dans sa couche.

 

5.       Nettoyage des petits accidents :

Nettoyez les accidents rapidement et en profondeur. Les par­quets et carrelages doivent être nettoyés à l’eau et ensuite désinfectés. Les moquettes doivent être nettoyées avec un produit approprié. C’est probablement l’un des points les plus importants, car les chiens ont un excellent sens de l’odorat. S’ils sentent l’odeur d’excréments ou d’urine, ils vont continuer de faire leurs besoins à cet endroit. Ainsi, si vous habituez votre chien (ou chiot) à faire un endroit précis dans votre jardin, votre chien considérera cet en­droit comme ses toilettes.

De nombreuses personnes achètent du produit pour net­toyer au supermarché. Or, de nombreux produits contiennent de l’ammoniaque. L’odeur de l’ammoniaque rappelle l’odeur de l’urine à votre chien. Si votre chien urine sur la moquette et que vous nettoyez l’accident avec de l’ammoniaque, il va revenir à cet endroit et pen­ser qu’un autre chien y a uriné. Il va donc à nouveau uri­ner à cet endroit pour marquer son territoire.

Les produits commerciaux pour nettoyer les accidents contiennent des enzymes spéciales qui éliminent l’odeur d’urine qui attire le chiot au même endroit. Vous pouvez en acheter dans des animaleries, en ligne, chez votre vé­térinaire ou dans des supermarchés. Ces produits sont gé­néralement efficaces pour éliminer l’odeur et pas simple­ment pour la cacher.

Selon certaines personnes, un mélange de vinaigre blanc distillé et d’eau fonctionne très bien, suivi de bicarbonate de soude. Mais attention, si vous avez un chat, l’odeur (tout comme la javelle) du vinaigre l’incitera à uriner.

Selon certaines personnes, la méthode du papier journal serait une autorisation pour le chiot à faire ses besoins à l’intérieur. Par conséquent, ils conseillent de ne pas en mettre et plutôt de nettoyer les accidents. Chaque nou­veau propriétaire doit recommencer à zéro. Si cela signi­fie nettoyer quelques accidents, alors c’est ce que vous al­lez devoir faire pour le bien de votre chien et de votre fa­mille. De plus, l’utilisation de papier journal peut ral­longer l’apprentissage de la propreté chez votre chien. Mais si vous réduisez petit à petit la surface recouverte de pa­pier journal et nettoyez complètement les accidents ailleurs dans la maison, vous devriez y arriver. N’oubliez pas de ne pas donner accès au reste de la maison à votre chien.

Le chien peut aussi apprendre à faire la différence entre un sol de verdure et le carrelage. Ainsi, en installant une caisse avec de la vraie pelouse (ou un carré de votre jar­din), vous inciterez votre chiot à faire uniquement sur un sol correspondant à celui-ci : vous le conditionnez à un sol spécifique.

Si vous en avez la possibilité, demandez à quelqu’un de surveiller votre chien pendant vos absences.

Cette personne doit savoir reconnaître les signes. Elle doit être dans la capacité de réagir vite afin d’éviter les accidents. Elle ne doit pas hurler sur le chien pour éviter que celui stress et va accroître son insuffisance d’ap­prendre la propreté !

Si vous habitez avec votre famille ou des amis, deman­dez-leur. Si toute votre famille s’absente, demandez à quelqu’un qui s’y connaît en chiot de venir faire du dog­sitting. Expliquez-lui votre routine, montrez-lui où le chiot dort, ce qu’il mange, ce qu’il ne peut pas manger, etc. Vous pouvez aussi placer votre chien en pension fa­miliale avec un contexte environnemental serein. Une nou­nou pour chien est devenue un nouveau métier qui a du sens et permet aux adoptants de laisser son chien en toute sécurité lors de ses absences. Cependant, ne le met­tez pas en cage lors de vos absences. Ce n’est pas de l’éducation positive et le chien n’apprend rien enfermé ! L’éducation ne doit pas se faire sous la menace et de pu­nition. Le pre­mier responsable dans l’éducation est le maître.

N’oubliez pas que si votre chiot est « obligé » de faire ses besoins dans la maison parce que son horaire n’est pas le même que le vôtre. Vous allez peut-être devoir re­prendre son apprentissage à partir de zéro si vous ne sa­vez pas ré­agir en adéquation avec ses besoins.

Si vous êtes ferme dans l’apprentissage de la propreté de votre chiot dès le début, particulièrement quand c’est le plus pénible (la nuit, quand vous regardez la télé, etc.), vous allez apprendre très rapidement à votre chien à vous prévenir quand il veut sortir.

La plupart des chiens associent une porte spécifique à leurs sorties. Quand votre chien sera plus grand, il se pla­cera probablement devant cette porte quand il voudra sor­tir. Chaque chien développe ses propres habitudes pour vous indiquer qu’il veut sortir. Certains vont aboyer, d’autres vont courir de la porte vers vous et inversement ou gratter à la porte (n’encouragez pas ce comportement si vous ne voulez pas repeindre la porte tous les mois).

Soyez réactif !

Il faut savoir que les premières nuits sont un grand ajus­tement pour vous et pour lui. Si vous aviez un nouveau-né à la maison, vous ne vous attendriez pas qu’il fasse ses nuits dès le premier jour. Il vous faudra vous lever et le sortir en pleine nuit. Rallongez vos heures de sortie nocturne afin de lui apprendre à patienter jusqu’à ce qu’il fasse se

commentaires

laisse ton commentaire